urDu 14 au 20 juin 2017 a lieu la 18 eme édition du cinéma Israélien à Marseille.  Comme chaque année  ce cinéma est diffusé dans des cinémas emblématiques de la ville de Marseille et tout particulièrement au Cinéma Le Prado, en tous cas pour la projection et le débat pour le deuxième  film.  Cette édition s’annonce toute aussi riche que les précédentes car une fois de plus, est au rendez-vous le meilleur du cinéma Israélien.

Jusqu’à présent et en dehors du temps,  ce cinéma Israélien parle de  lui-même, et de très nombreux adeptes inconditionnels se retrouvent avec plaisir pour partager  films et débats.

Xavier Nataf, le Directeur et créateur du festival et son équipe et partenaires sponsors,  organisent, tout au long de cette programmation et quelques fois au-delà, une activité riche et intense  permanente, car l’intérêt et le succès sont toujours présents à chaque fois. Cela fait réellement plaisir de le constater ! il nous rappelle le chemin parcouru pour arriver jusque là et qu’il a vu sa base de structures partenaires s’élargir de façon permanente. Cette année le festival prendra ses quartiers dans le cinéma EDEN de La Ciotat, le premier et donc plus ancien cinéma de la planète, tout un symbole faisant que le Cinéma Israélien intègre quelque part encore plus les origines de la création cinématographique, de manière concrète et logistique. d’autres cinémas ont intégré le festival : le cinéma de Six Fours les Plages, et l ‘Alhambra de Marseille et aussi les grands cinémas aixois. Cette année il est organisé 47 projections autour d’une sélection de 12 films.

C’est donc toujours rempli d’émotions fortes, de rencontres magiques et de parrains magnifiques que ce cinéma Israélien se déroule pour le plaisir d’un plus grand nombre de spectateurs.
Pour Marseille, la   séance qui a suivi la conférence de presse, a proposé :  Un film de Yaelle Kayam “MOUNTAIN” L’histoire se déroule au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem où une jeune femme orthodoxe vit avec sa famille dans un cimetière. Durant l’absence de sa famille, un mari trop souvent préoccupé par sa religion qui la délaisse régulièrement  et des enfants à l ‘école, elle s’ennuie toute seule. Contrainte aux seules taches domestiques et devoir d’éducation, cette jeune femme s’évade ponctuellement en arpentant les allées du Cimetière de jour comme de nuit. Pourtant un soir, elle assiste perplexe à une scène de sexe sur l’une des tombes. L’image d’une telle situation va la hanter et remettre peut être en cause,  son éducation religieuse juive ! Cette  famille connaît une crise existentielle et le film apporte un regard critique sur certains modes de vie orthodoxes juifs.

S’en est suivi un  débat riche,  parrainé cette année par Radu Mihaileanu,  le réalisateur talentueux et prestigieux, récompensé par de nombreux prix de la profession, dont les films sont de véritables chef- d’œuvres, en passant par “TRAIN DE VIE ” comme “VA, VIS ET DEVIENS” ou “LE CONCERT“.

La  spectaculaire et prometteuse actrice israélienne Shani  Klein, traduite par Simona Assouline, a répondu également à tous les questionnements du public.

Nous avons assisté à des agapes festives  en collaboration étroite avec la direction du cinéma “le Prado” de Marseille et l’agence cinéma du Fonds Social Juif Unifié. On pouvait croiser Madame Anita Mazor ainsi que Monsieur Gerard Uzan. 

Le Président  Xavier Nataf, a rappelé toute l ‘importance de faire connaître le cinéma Israélien très contemporain et très présent dans tout l’hexagone. Xavier met à disposition le programme complet composé de très beaux films proposés.
Ainsi nous pouvons découvrir  des réalisateurs prestigieux et un cinéma diffèrent.  

Soulignons l ‘importance du travail  de l ‘équipe de Xavier , qui doit faire une sélection  annuelle  à partir de nombreux  films  qu’on leur adresse, pour chaque édition, tout cela contribuant à la renommée et au sérieux de ce festival à Marseille. Le cinéma Israélien est l’un des plus jeunes cinémas de la planète mais se reflète comme un parfait miroir critique de la société israélienne.

15 à 20 films sont actuellement produits chaque année, et les scénaristes et réalisateurs israéliens sont également très affutés et très appréciés dans le domaine de la création de séries TV qui sont revendues à   l ‘étranger, soit copiées par les industries cinématographiques américaines, anglaises et françaises. Il faut savoir qu’en Israël il existe 10 écoles de cinéma. Le cinéma israélien bien en phase avec son époque s’inspire autant de la réalité sociologique, historique et économique d’Israël que les mêmes sujets paramétriques dans leurs réalités européennes ou américaines. Il est également utile de savoir qu’Israël et la France ont depuis plusieurs années signé une convention culturelle qui permet aux réalisateurs israéliens de trouver les fonds nécessaires à la production de leurs films. De part la qualité de ses productions cinéma et TV, Israël se classe aujourd’hui avec quelques pays dans le 2 eme groupe de tête du cinéma mondial. Israël est régulièrement sélectionné dans les diverses compétitions du festival de Cannes ou il remporte régulièrement des prix. Ce cinéma est soutenu par de nombreuses institutions juives privées comme le fonds social juif unifié (FSJU), l’appel unifié des juifs de France ( AUJF), le Centre Edmond Fleg, la Chambre de Commerce France Israël, le BNAI BRITH, le CRIF, radio JM.

Allez-y nombreux, et soyez attentifs aux expressions que laisse ce cinéma Israélien, un espoir de paix et d’amour pour l’humanité ! 

AC