Nous sommes habitués chaque année à voir nos élus se promener au Salon de l’Agriculture, qui fédère toujours plus de public. En cette année d’élection présidentielle, tous les candidats ont bien sûr répondu à l’appel de la campagne pour doper leur propre campagne !

Nous les avons vu déambuler avec plaisir et profiter des nourritures terrestres de notre terroir.

Quid des nourritures spirituelles si nous nous référons au Salon du Livre qui vient de clore ses portes le 27 mars?

Il est un fait indéniable et reconnu dans cette campagne : la culture reste bel et bien hors champ.

Bien sûr, la présidentielle est écrasée par les affaires, mais la culture a toujours été peu ou plus négligée des programmes politiques. Certes, chaque candidat l’évoque mais peu en débatte, ce qui nous paraît absurde dans un pays comme la France, patrie des Lettres, enviée par nos voisins.

En outre, la situation actuelle de repli communautaire devrait plutôt nous inciter à mettre la culture en avant.

Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan étaient au Salon du Livre pour dédicacer leur livre. Emmanuel Macron y est resté plus de 2 heures, suivi par un bon nombre de jeunes curieux du phénomène En Marche!

Quant à Benoît Hamon, il a profité de sa venue pour déclarer être “triste” du peu de place donnée à la culture dans la campagne.

Ne soyons pas dupes, nous avons conscience que la culture reste un thème mineur à développer pour les politiques se contentant la plupart du temps à faire appel à des personnalités artistiques les plus connues pour apparaître à leur côté.

Dans cette campagne où même les questions de fonds sont négligées au profit des affaires, la culture est encore plus oubliée. Tous les candidats mettent en avant l’emploi et la sécurité, faisant fi de notre si chère exception culturelle française. Attention, rien de nationaliste identitaire dans cela! Aucun rapport avec les idées frontistes sur le sujet puisque, pour Marine Le Pen, le terme culture renvoie au “mode de vie français” plutôt qu’à la création artistique.

Elle fait de la défense du patrimoine sa priorité.

Alors, en conclusion, même si la culture brille bien par son absence dans les débats politiques, elle transparaît tout de même si nous y faisons attention.

En effet, n’est-elle pas là dans cette campagne inédite faîte de complots, rebondissements, affaires et autres piques dignes des meilleures séries télévisées qu’aucune chaîne n’aurait osé programmer par souci de vraisemblance !

Quand la vérité dépasse la fiction…

Marple